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La saison des concours et l'été seront bientôt
terminés. Les veufs et les femelles de concours
ont été sévèrement sélectionnés en cours de
saison. Seuls gardent une place ceux et celles
qui présentent un grand pourcentage de prix et
quelques prix de tête.
Ils ont été arrêtés et accouplés à la mi-août.
Ils sont à la couvaison et pourront élever un
jeune. Ils seront séparés après une deuxième
couvaison.
Les pigeonneaux.
Le programme des pigeonneaux prévoit toujours la
participation au Vichy du début de septembre.
Les pigeonneaux sont joués à sexes séparés
(porte coulissante). Lors de la mise en loges
pour La Souterraine la semaine passée j'ai
repéré trois femelles complètement "ouvertes",
donnant l'impression qu'elles allaient pondre.
Je les ai gardées à la maison et toutes trois
ont pondu quelques jours plus tard. Ce sont les
premiers œufs que j'ai trouvés, malgré le
rapprochement de temps à autres, par la porte
coulissante.
J'aime beaucoup jouer à pigeons, mais je suis
aussi heureux lorsque la fin de saison approche
et je suis même impatient de pouvoir en finir.
Je n'ai pu me dominer après La Souterraine.
Vichy arrive deux semaines plus tard.
Le concours ne m'intéressait pas et je ne voyais
pas pourquoi prolonger encore de deux semaines
la séparation des sexes pour garder les
pigeonneaux en forme et en plumes.
Ceux qui n'avaient pas répondu à l'attente lors
de leur dernière chance à La Souterraine ont été
éliminés et les autres mâles et femelles ont été
séparés.
A Vichy j'engagerai quelques pigeons des trois
petits couples qui couvent. A condition qu'ils
aient encore des plumes, s'entend.
Soins
Les petites femelles que je garde reçoivent
journellement de la Naturaline et du cidre de
pommes. Tant qu'elles muent j'ajoute de la
levure de bière et de l'huile d'ail au "mélange
mue", trois à quatre fois par semaine.
J'essaie de leur présenter régulièrement un
bain. Je n'exige pas qu'elles volent tous les
jours.
Une ou deux fois la semaine, lorsque cela
m'arrange, suffisent.
Les pigeons en mue n'aiment pas voler et moins
ils volent mieux se déroulera la mue. Dès que le
reste des pigeonnes de concours aura terminé son
élevage, les sexes seront à nouveau séparés et
les jeunes femelles passeront au colombier des
femelles. Les jeunes mâles qui valent d'être
gardés l'hiver ont été réunis dans une même cage
avec les femelles des veufs qui n'ont pas réussi
l'examen et sont passés au frigo chez mon
voisin. Les femelles de veufs connaissent leur
casier au colombier de veuvage. Lorsque je vois
que s'est formé un couple, je le passe sans
tarder au colombier de veuvage. Après une heure
ou deux de séjour à casier fermé je leur donne
la liberté et ils ne font pas de casse, même si
d'autres sont déjà à la couvaison. Les jeunes
mâles connaissent bien leur casier ainsi, c'est
déjà cela de gagné pour la saison prochaine. Ils
peuvent couver et même élever un jeune. Lorsque
les jeunes des veufs sont prêts pour le sevrage
toutes les femelles à nid, et celles des jeunes
mâles comme les autres, sont enlevées, qu'elles
soient à couver ou à élever un nouveau né.
Après la saison
J'en ai déjà parlé l'année dernière et je l'ai
appliqué aussi. J'y reviens parce que je suis
convaincu du bien fondé et même de la nécessité
d'agir. Malgré que tous mes pigeons ont été
vaccinés contre la paratyphose à l'avant-saison
je les traiterai huit à dix jours contre le mal
à l'issue du dernier concours. La paratyphose se
déclenche toujours en fin de saison pendant la
mue. J'ai rappelé maintes fois déjà que je
traite depuis plus de 25 ans contre ce mal et
que je n'ai jamais eu de problèmes. Je n'en
éprouve pas moins une crainte profonde envers
cette bactérie. Certains amateurs ne
s'inquiètent pas de ce qu'ils engagent dans les
paniers de voyage et vous risquez toujours de
voir vos pigeons ramener le fléau. Pareille cure
au.
lendemain de la saison des concours rassure et
ne nuit en rien. Je l'ai appliquée l'année
dernière et bien que je ne sois pas vite
satisfait du comportement de mes coursiers je
n'ai certainement pas à me plaindre cette année.
La preuve que mes pigeons n'ont pas été
handicapés par ce traitement.
Il existe probablement plusieurs produits contre
la paratyphose, que je ne connais pas. Ceux que
je connais et que je préfère sont: le "parastop,
le baytril et le trimethoprim". J'ai la ferme
conviction qu'un traitement contre la
paratyphose à l'issue de la saison de concours
n'est pas un luxe superflu et je vous invite à
l'appliquer avec insistance. Mieux vaut prévenir
que guérir, surtout lorsqu'il s'agit de
paratyphose.
André ROODHOOFT |