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Les veufs qui passent l'hiver
en volière et que l'on accouple à fin mars ou au
début d'avril doivent revenir au colombier à la
mi-mars et participer régulièrement à des
volées.
J'arrive tardivement pour vous entretenir du
déroulement de ma saison 2002.
J'ai vécu une année difficile et pour tout dire
je n'étais pas très emballé pour prendre la
plume.
Ma passion du pigeon avait baissé d'un cran en
début de saison. Il en est résulté que les veufs
ont séjourné trop longtemps en volière.
J'ai accouplé ces veufs le 31 mars alors que je
les avais sortis de la volière un jour plus tôt.
Il est parfaitement possible de les mettre au
colombier, d'accoupler, de les entraîner en
quelques jours de temps et de les jouer ensuite,
mais ce n'est pas la bonne méthode.
Mes pigeons n'étaient pas suffisamment rodés et
ils ne se classèrent pas bien dans les petites
étapes. Des veufs qui ont passé l'hiver en
volière doivent séjourner au colombier depuis la
mi-mars et faire des volées régulières si on
veut les accoupler à la fin du mois ou au début
d'avril. Heureusement pour moi, la condition
était nettement meilleure au début de la saison
du demi-fond. Je puis me dire satisfait de ma
saison. Ils n'ont pas cassé la baraque, mais ils
se sont bien comportés quand même. Les aînés
surtout ont affiché une belle régularité.
En demi-fond j'inscrivais régulièrement trois à
quatre seniors. Il est rare qu'un des trois
premiers marqués rate dans un concours à
déroulement normal.
Mon «036/99» officiait en chef de file. Que le
vent souffle de nord ou de sud, qu'il fasse
clair ou sombre, il n'a pratiquement pas raté.
En 2001, le «036" avait été proclamé 1 er
as-pigeon de demi-fond à l'Union anversoise.
Il a confirmé cette année en décrochant à
nouveau le titre de 1 er as-pigeon à l'Union
(714 affiliés).
Le sport colombophile ne pose pas de problème à
qui possède quelques bons pigeons dans sa
colonie. Si j'avais trois ou quatre pigeons de
la classe du «036» tous les autres casiers du
colombier de veuvage resteraient inoccupés. Il
est aisé d'annoncer cela, mais tout n'est pas si
simple en réalité. Les bons pigeons sont
tellement rares...
Les pigeonneaux.
Je ne suis pas vite satisfait. Mes jeunes n'ont
pas mal volé mais j'en avais attendu d'avantage.
Lou Wouters m'a souvent rappelé à ce propos:
«Tout n'est pas toujours pour le mieux chez les
autres comme chez toi, André" et ce n'étaient
pas ses seules sages paroles. Pour n'avoir pu me
satisfaire pleinement, mes pigeonneaux ont tout
de même remporté le championnat général de petit
fond au «Fond Club 2001".
J'ai obscurci le pigeonnier des jeunes jusqu'à
la mi-mai.
C'est suffisant pour pouvoir participer aux
courses de demi-fond jusqu'à la fin du mois de
juillet. Vers la mi-août quelques-uns avaient
jeté quatre rémiges.
Qui veut pouvoir briller dans les nationaux doit
obscurcir quelques semaines de plus. Jouer le
demi-fond et poursuivre avec succès dans les
nationaux avec les mêmes pigeonneaux est
pratiquement impossible.
Pour briller dans les nationaux.
On ne peut plus se contenter d'engager trois ou
quatre pigeonneaux dans les nationaux.
Même si vous en classez deux très tôt personne
ne le remarquera.
Seuls les amateurs qui engagent trente, quarante
et plus de pigeons peuvent faire la «une" des
gazettes. Leurs pigeonneaux obscurcis au moins
jusqu'à la mi-juillet ne sont pas vidés après
les concours de demi-fond. Ils sont joués au
veuvage et ont jeté une ou deux rémiges, pas
plus, au début de septembre.
Je ne condamne pas ce système, mais je sais
qu'il faut pouvoir (et vouloir) y consacrer le
temps requis pour réussir. Pour pouvoir
participer avec succès aux nationaux il est
essentiel de disposer de pigeons bien en plumes.
Les pigeonneaux traités de cette manière n'en
perdent pas une à la mise en loge. Plus on
engage de pigeons, plus on augmente la chance de
se classer. Que ce soit votre 48e ou 72e passé
qui tape la tête, rien n'y fait. On ne le
soulignera pas dans la gazette du lendemain. On
ne mentionne généralement que les premiers
classés pour ces méga-colonies. On ne soulignera
pas qu'elles ne récoltent par exemple que 15
prix de 80 inscrits. Je répète que cette manière
de faire ne me dérange pas. De nos jours c'est
la meilleure formule pour se mettre en lumière.
Participer à quelques concours ciblés avec un
grand contingent est devenu une spécialité.
Ce n'est pas moi qui m'y mettrai.
Je ne dispose pas de la place requise pour
pratiquer un obscurcissement prolongé dans un
colombier spécial. Je préfère le demi-fond. Il
me permet de sélectionner quelques pigeonneaux
de semaine en semaine dès le début du mois de
juin.
A la saison des nationaux je trouve toujours
bien un petit couple à nid et j'essaie alors
deux, trois jeunes dont la mue n'est pas trop
avancée. On peut bien décrocher un bon résultat
de cette manière mais les classements à la
chaîne sont l'apanage des méga-colonies
spécialisées.
Je trouve extrêmement regrettable que le petit
amateur, même s'il réussit un cent pour cent et
en tête, passe souvent totalement inaperçu.
André ROODHOOFT |