|
Nouvelles indications concernant la
navigation (Orientation) du Pigeon Voyageur {3}
La navigation olfactive.
L'école du professeur Papi à Pise (Italie) a
singulièrement surpris les biologistes en
publiant en 1971 son étude sur l'orientation du
pigeon voyageur par des interventions telles la
section du nerf olfactif (odorat) et
l'anesthésie de la muqueuse du nez pour faire
ses recherches.
On n'a pas progressé durant quelques années
malgré de nombreuses recherches et publications.
Il s'est fait une subite percée grâce au prof.
H. G.
Wallraff (Seewiesen, Allemagne).
Wallraff qui terminait comme suit un article
intitulé Navigation (1996). A l'heure actuelle
la navigation olfactive des pigeons n'est pas
seulement mystérieuse mais apparemment
impossible, du moins à s'imaginer. (Dans son
livre" Orientation in Birds » il avait donné à
supposer qu'il apercevait une porte de sortie).
Je viens de recevoir simultanément trois
publications volumineuses où je découvre que le
grand maître de la recherche sur la navigation
des oiseaux en général et des pigeons en
particulier semble avoir singulièrement modifié
sa position sur la théorie de l'olfaction. il la
pose même au devant de la scène. Selon lui, la
connaissance requise pour autoriser une
traduction intelligente de l'information
récoltée, doit être fournie par la composition
de l'air à la maison (au colombier) en associant
les aiguillons de l'odorat à la direction du
vent.
Wallraff pose que la réception olfactive de
l'air environnant est essentielle pour permettre
au pigeon de revenir à la maison de n'importe
quelle région au monde. En fait, l'enquête
Wallraff a débuté par l'assemblage de 192
échantillons d'air en 96 endroits répartis sur
un territoire circulaire d'un rayon de 200
kilomètres autour de Würzburg (Allemagne).
Analysées par des techniques spéciales, ces
infimes poches d'air (spores) d'un nombre
d'hydrocarbures produits par les activités de
l'homme sont présentes partout (ex.: benzène).
Il découvrit des patrons différents et distingua
certaines proportions entre les gaz de l'air
(patrons stables envers les conditions
atmosphériques et surtout contre les vents.) On
relève des patrons identiques dans les matières
chimiques naturelles que les pigeons adoptent
effectivement (émanations de gaz issus
d'alliances naturelles). Il faut savoir aussi
que ces matières doivent encore être trouvées.
Les pigeons extrairaient de ces matières les
données nécessaires permettant de définir leur
position par rapport à celle de leur colombier.
Résumé
Résumons pour bien comprendre car la matière est
ingrate.
L'hypothèse de Wallraff se résume à conclure que
des pigeons transférés dans une région étrangère
sont capables de définir leur position en regard
de celle de leur colombier en prenant leurs
informations à la source de petites quantités de
gaz atmosphériques que leur odorat permet de
capter.
Fin
Je citerai pour terminer une déclaration de
Wallraff à laquelle je ne puis souscrire
totalement pour le moment: "Outre l'odorat et la
vue il n'est aucune autre forme d'information
concernant la manière dont les pigeons déplacés
situent leur position par rapport à celle de
leur colombier».
Il reste énormément de travail à accomplir à ce
que l'on voit.
J'attends la prochaine évolution avec la plus
vive attention.
Prof. Dr. G. Van.
Grembergen
|