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Le gène est l'unité héréditaire, l'entité qui
détermine le développement d'un caractère
particulier. Nous pourrions comparer un
chromosome à une bande magnétique remplie de
messages, chacun d'eux étant un gène représenté
par une protéine dont le rôle est soit
structurel, soit fonctionnel.
L'allèle est une des deux formes alternatives
que peut prendre un gène.
Si les deux allèles d'une paire de gènes sont
identiques, on parlera d'homozygotie pour ce
caractère. Si ces deux allèles sont différents,
on parlera d'hétérozygotie.
Je ne pense pas utile d'aller plus avant dans la
génétique du pigeon voyageur car personne à ce
jour n'a pu définir ou localiser le ou les
gène(s) jouant un rôle essentiel dans le «retour
du pigeon au colombier ». La technique reste
donc toujours fort simpliste et rudimentaire:
produire le plus de jeunes possibles, les tester
aux paniers et croiser à priori les bons entre
eux (encore que...) en espérant améliorer
lentement la qualité sportive de votre colonie.
En fait, nous pratiquons une sélection naturelle
quelque peu dirigée et accélérée. Dans la
nature, la sélection progresse avec une lenteur
qui peut paraître désespérante mais qui est
rassurante par sa continuité.
Dans nos colombiers, il est parfois possible de
sortir un pigeon extraordinaire, presque une
«mutation sportive» tellement les résultats
sortent du commun. Mais ces cracks restent des
raretés. La preuve en est que beaucoup
d'amateurs ont à maintes reprises essayé de
croiser ces «phénomènes» entre eux sans pour
autant obtenir des jeunes valables sur le plan
sportif.
Je pense enfin qu'il reste en Belgique (comme
partout ailleurs où l'on s'intéresse aux pigeons
voyageurs) beaucoup plus de cracks qu'il ne
semble en exister. Car posséder un « Carl Lewis»
dans son colombier est une chose, savoir s'en
occuper, l'entraîner, en est une autre et avoir
la possibilité de l'enloger quand il est en
super-forme en est encore une autre.
Dr VETERINAIRE Guy BRASSEUR
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