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Fin mars, la nouvelle saison de jeu démarre.
Vous pouvez jouer d'entrée ou attendre encore.
Quelle est la meilleure option me direz-vous?
Pour un amateur au sens noble du terme, je
dirais: "Faites selon votre désir !", car c'est
pour cela que vous avez des pigeons. Ne vous
fixez pas d'objectifs trop ambitieux. Soyez
conscients de vos possibilités et de pourquoi
vous détenez des pigeons. De la sorte, vous
n'aurez pas honte si chaque week-end ou de temps
en temps, vous jouez simplement sans acquérir
des pigeons coûteux ni user de moyens onéreux
pour dominer la concurrence. Depuis que dans
notre sport les petits amateurs populaires sont
regardés avec mépris et que tout doit y être
fait à grande échelle, le nombre de pratiquants
diminue à vue d'œil et l'ambiance régnant dans
les locaux colombophiles est de moins en moins
agréable. Il semble bien qu'un hobby ne puisse
jamais demeurer un hobby.
Personnellement, j'essaye chaque année
d'améliorer un peu mon pourcentage de prix tout
en remportant plus de prix de tête que l'année
précédente. Comme je note tous mes résultats,
les bons comme les mauvais, sur papier, je
m'aperçois facilement combien il est difficile
de remporter 50% de prix. Certains week-ends,
mon pourcentage de prix connaît aussi une
baisse. Se vanter d'un ou deux bons weekends est
en réalité se mentir soi-même.
J'ai encore d'autres intentions pour 2006. Mes
vieux et mes yearlings devront voler jusque
début août. Ils doivent avant cela avoir volé
trois concours de fond.
"Pas plus ?" dirons peut-être certains, mais
qu'ils essayent d'en faire autant. Dans beaucoup
de pigeonniers, les vieux et les yearlings sont
déjà au repos après les mois de mai et juin. Et
de nombreux pigeons de fond volent seulement un
ou deux concours. Quand je jouais encore la
vitesse, mes vieux et mes yearlings devaient
voler 15 à 25 concours par saison.
J'ai aussi décidé de ne plus élever plus de
jeunes du premier tour que je ne peux en charger
dans le coffre de ma voiture. De la sorte, je
limite les coûts des voyages, car je ne suis pas
rentier. Ne gardez jamais plus de pigeons que
vous ne pouvez en gérer et que votre budget ne
peut en supporter. Avec moins de pigeons, votre
hobby peut même être plus agréable: moins de
stress, des coûts moindres, moins de pertes et
souvent de meilleurs pigeons car vous éliminerez
d'abord les moins bons éléments de votre
colonie.
1. Soins journaliers
En mars, j'augmente la cadence dans les soins
journaliers. Je consacre plus de temps à
regarder mes pigeons voler, car, selon moi, la
volée est le baromètre de l'état des pigeons.
S'ils s'entraînent moins bien, c'est que j'ai
commis de petites ou de grandes fautes. Par
exemple, les laisser avoir faim ou soif, les
avoir trop gras, trop nerveux, leur donner trop
peu d'air frais, pas de bains ou de grit frais,
ne pas leur offrir un lieu de repos tranquille
par pigeon, oublier d'enlever les restes d'un
repas, sélectionner trop peu, etc. Voilà les
fautes et erreurs que je peux commettre dans un
de mes quatre compartiments de mon colombier qui
compte au total 24 veufs, mais vous le savez
comme moi, si une partie de vos pigeons n'ont
pas de goût pour la volée, ils ont tôt fait
d'entraîner les autres.
2. La nourriture
Chez les éleveurs, j'utilise un grand bac
self-service rempli de 75% de mélange élevage et
25% de dépuratif. Les femelles des veufs
reçoivent seulement du dépuratif dans un bac
commun qui est retiré après une demi-heure. Le
grit et le vitamineral sont remplacés chaque
jour.
Ne nourrissez pas trop fort vos voyageurs, même
si vous commencez à jouer dès fin mars.
Pour jouer la vitesse, il n'est nul besoin de
nourrir fort, mais bien de les motiver et de
leur garder l'esprit en éveil. Or, la graisse et
l'excès de poids empêchent d'avoir l'esprit en
éveil.
En pleine saison, vous devez adapter votre façon
de nourrir aux efforts demandés et toujours
apporter chaque jour du grit et du vitamineral
frais.
Chez les pigeonneaux, je suis la vieille méthode
classique: le matin, 10 g de dépuratif et le
soir 15 à 25 g de mélange élevage, dont je
retire le bac dès qu'un pigeon sur cinq va à
l'abreuvoir.
3. Sélection permanente
Ne perdez pas votre temps avec des pigeons
idiots ou malsains, surtout chez les jeunes. Ne
tenez jamais compte du nombre de casiers ou de
perches au colombier. Si toutes les places sont
occupées, vous pouvez être sûr de faire fausse
route. Ici et là, il doit y avoir des places
libres au colombier, surtout chez les jeunes.
N'oubliez jamais que dans les concours, la
qualité prime sur la quantité. Si vous remportez
trois prix de cinq pigeons, vous jouez mieux que
votre concurrent qui fait 40 sur 100. Les
amateurs qui ont beaucoup de pigeons et ceux qui
en ont peu devraient se respecter sur base du
pourcentage de prix remporté.
Trop souvent, les petits colombophiles sont
laissés de côté, même s'ils jouent très bien.
4. Les médicaments
Certains colombophiles foncent immédiatement
chez le vétérinaire si leurs pigeons ne
réalisent pas de résultats retentissants. Ils
rentrent alors à la maison avec des médicaments
avec des compléments alimentaires.
Pourtant, leurs pigeons ne sont pas malades,
mais (totalement) hors forme souvent en raison
de leurs erreurs actuelles ou passées. Pour ma
part, je pense plutôt qu'ils manquent d'air
frais, que le colombier est humide, que la
nourriture est mauvaise ou avariée, qu'ils
manquent de grit frais, sont trop gras ou ont
été sélectionnés de façon trop laxiste, etc. Les
médicaments et les produits complémentaires vous
aideront seulement pour un temps, voire pas du
tout si vous ne solutionnez pas la cause du
manque de condition.
5. Construire sa lignée
Réservez toutes les théories relatives aux
pedigrees et à la descendance pour les
discussions des longues soirées d'hiver. En
effet, pendant la saison, jouer est le seul
objectif. Il faut donc laisser le panier juger
vos couples d'éleveurs et votre méthode en toute
objectivité.
Jacques NOUWEN
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