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VITAMINES: SENS OU NON-SENS
Ceux qui ont lu le livre, que j'ai écrit sur les
vitamines, savent que j'en ai fait une étude
approfondie. Une étude que j'ai pu réaliser il y
a environ 20 ans grâce à l'aide de
l'ingénieur-chimiste, Remi De Schrijver, de
l'Université de Gand (enseignant maintenant la
nutrition animale à l'Université de Louvain) et
aussi en collaborant avec feu le docteur Arno
Meyer de Hambourg.
Carnitine
J'ai traité dans cette œuvre 17 vitamines.
Maintenant il y en a environ 26 de connues, dont
une de date assez récente : la vitamine Bt ou
carnitine. Grâce aux entretiens intéressants que
j'ai pu avoir avec le docteur Herman Borghijs de
l'Université de Gand (Laboratoire de Nutrition
Animale du professeur docteur Roland De Wilde)
en 1992, j'ai été mis au courant des essais
faits avec des pigeons voyageurs. .
La carnitine améliore la combustion des acides
gras (source d'énergie) et freine la formation
de l'acide lactique (facteur de fatigue), qui se
forme lors de la combustion incomplète du
glucose sanguin. Enfin la carnitine empêche la
dégradation musculaire qui se produit lors de
grands efforts. La fonction principale de la
vitamine Bt est le transport de graisse dans la
cellule musculaire.
On sait actuellement que c'est la graisse qui
forme la source d'énergie la plus importante
pour le pigeon voyageur. C'est logique lorsqu'on
sait que la graisse a un volume beaucoup plus
petit que les hydrates de carbone (sucres) et
fournit 2,27 fois plus d'énergie.
Dans certaines publications parues en 1991, on
suggère encore que les pigeons puissent voler
environ une heure en utilisant leurs réserves en
sucre. Le docteur Borghijs m'a dit que cela ne
correspond guère à la réalité. Le pigeon
n'utilise le glucose sanguin qu'à l'envol et
pour effecteur des manœuvres brusques, virer,
monter etc.
Pour autant qu'il soit encore nécessaire,
l'importance de la réserve de graisse a donc été
confirmée.
Au printemps de l'année 1992, j'étais en visite
chez Silvère Toye à Otegem, champion de Belgique
grand-fond en 1991 et champion de fond en 1992.
J'y avais pris rendez-vous avec le docteur en
biochimie, Eckhard Schwidde, une personnalité
très connue chez nos voisins de l'est.
Le docteur Schwidde s'étonnait du fait que
Silvère Toye ne distribuait pas de petites
graines oléagineuses en fin de période de
préparation à ses voiliers de fond et de
grand-fond. La raison de son étonnement est
facile à deviner : les graines oléagineuses sont
évidemment riches en graisses. A titre
d'information, je cite quelques pourcentages
approximatifs dans les graines oléagineuses,
céréales et légumineuses :
- graines:
colza (40 %)
- chanvre (30 %)
- céréales:
maïs (4 %)
- froment ( 1 %)
- légumineuses : vesces (1,5 %)
- pois ( 1 %)
VICTOR VANSALEN
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