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Louis Van der Wielen de Boortmeerbeek,
surnommé l'empereur du Brabant parce qu'il avait
gagné trois fois successivement le championnat
général de notre province centrale, possède des
colombiers orientés vers le sud-est et d'autres
vers le nord-est.
En outre, il y a une rangée de peupliers à
environ 30 m. de ses colombiers.
Van der Wielen n'a pas prévu de chauffage dans
le sol mais il utilise des plaques chauffantes
pour améliorer le climat.
Il a constaté que les veufs logés dans le
colombier situé vers le sud-est ont un plumage
plus fin et plus soyeux aux mois d'avril et de
mai. Il a remarqué que cette différence
disparaît progressivement vers la fin du mois de
mai quand la température est devenue beaucoup
plus douce.
Cette condition supérieure et passagère dépend
évidemment du climat du colombier. Celui-ci est
déterminé par la lumière, la chaleur, la
ventilation mais aussi par l'humidité relative.
Je reviendrai en détail sur ce point très
important dans un autre chapitre. . '
Un cas fort intéressant qui illustre
l'importance d'un aménagement adéquat du
colombier est celui du grand champion wallon,
Marc Roosens de Leernes (Fontaine l'Evêque).
Avant de construire ses magnifiques colombiers
en 1981, il possédait des petits pigeonniers
qui, en cas de fortes chaleurs, lui posaient des
problèmes.
Il a pu y remédier en prévoyant des trous
d'aération dans les parois, améliorant ainsi la
circulation de l'air.
Marc m'a confié: "En construisant mes nouveaux
colombiers je me suis rappelé ces inconvénients
et j'ai prévu d'emblée un immense volume. Les
pigeons n'avaient au dessus d'eux qu'un treillis
et pouvaient donc profiter de la grande réserve
d'air. En 1982 mes athlètes ailés se défendaient
bien. Ils gagnaient même le championnat officiel
de Belgique (R.F.C.B.).
Mais l'année après il y avait quelque chose qui
clochait. La condition des pigeons n'était pas
bonne et, comble de malheur, je perdais deux
excellents voiliers sur Brive et Pau, les mêmes
pigeons qui avaient gagné le championnat l'année
précédente !
Le vétérinaire consulté n'a pu déceler aucune
maladie.
Mes colombiers étaient séparés par des parois en
treillis et, malgré cela, il y en avait un qui
marchait mieux que les autres. J'avais posé
purement accidentellement des plaques "gyproc"
sur le treillis au-dessus de leurs casiers. Cela
avait dû avoir un effet bénéfique sur les
pigeons parce que l'air froid ne pouvait plus
tomber directement sur eux. Par conséquent ils
profitaient à l'intérieur de mon grand colombier
d'un micro-climat qui semblait leur procurer un
certain avantage.
Le journaliste sportif très connu, Robert De
Smet, me proposa de venir jeter un coup d'œil
avec son bon vieil ami anversois, Gust Ducheyne.
D'après ce qu'il m'a dit, Gust s'était occupé
auparavant de constructions de colombiers.
Comme il y a plus de sagesse dans trois têtes
que dans une seule, j'ai accepté cette
proposition. La conclusion du spécialiste
anversois était relativement simple.
D'après lui j'aurais dû suivre le principe
"construire un colombier dans un colombier". En
d'autres, termes j'aurais dû prévoir de petits
colombiers dans le grand volume disponible et
cela surtout pour protéger mes pigeons du froid
venant d'en haut. En outre il n'aimait pas les
trous d'aération que j'avais prévus à ras du
sol. Le courant d'air provoqué était franchement
mauvais affirma+il avec conviction.
VICTOR VANSALEN
  
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