|
L'OPINION DE NOMBREUX CHAMPIONS :
PAS DE SUCCÈS SANS BON COLOMBIER
Situation
Je voudrais d'abord attirer l'attention du
lecteur sur le fait que j'ai visité, au cours
des trente dernières années, de nombreux
champions, surtout en Belgique mais aussi en
Hollande, en Allemagne et en France.
A cause de leur situation géographique, ces pays
de l'Europe occidentale ont un point commun: le
vent vient la plupart du temps de l'ouest ou du
sud-ouest, souvent accompagné de pluie ou
d'averses. C'est la raison pour laquelle
beaucoup de colombophiles considèrent
l'orientation du colombier vers le sud-est comme
idéal, le second choix étant l'est.
L'orientation vers l'est a des avantages et des
désavantages. De nombreux champions sont d'avis
que le soleil matinal est très important, parce
qu'il réchauffe le colombier de bonne heure.
L'orientation vers l'est répond à ce critère.
Mais après environ deux heures, le soleil se
trouve déjà dans une position plus ou moins
sud-est. Les joueurs de vitesse et de demi-fond
se plaignent d'un manque de forme en avril et en
mai, quand les nuits sont froides et la
température pendant la journée plutôt basse.
Climat du colombier
Les critères sont différents pour le joueur de
fond. En effet, la plupart des concours ont lieu
en juillet et même au début du mois d'août
(pensez au Perpignan international !). Le pigeon
de fond a donc le temps de se mettre
progressivement en forme.
Roger Vereecke, appelé le champion du "Golden
Mile" courtraisien, m'a dit un jour qu'il a
obtenu des succès remarquables avec ses pigeons
de fond pourtant logés dans un colombier orienté
vers le nord.
Pour ceux qui ont le goût du détail: le terme
"Golden Mile" fut utilisé pour la première fois
par un journaliste colombophile anglais (Fergus
Wilson) qui a comparé la région de Marbella à la
Costa del Sol, appelée la Golden Mile des
richards, avec la région courtraisienne
prolifique en matière de fond et grand fond.
Lors d'une visite en 1987 chez Noël De
Scheemaecker, ce fameux colombiculteur m'a
confié qu'il n'était pas fort heureux de la
situation de son colombier de jardin.
"Trop entouré d'arbres," m'a-t-il dit," non
seulement ils jettent beaucoup d'ombres mais ils
produisent aussi un degré d'humidité trop
élevé." La solution aurait été fort simple :
abattre quelques arbres pour agrandir la
clairière autour du colombier. Il est évident
que cela n'était pas réalisable sans la
permission des autorités responsables.
D'une manière générale, on peut conclure qu'il
est souhaitable que le soleil puisse atteindre
sans obstacle la partie frontale du colombier.
VICTOR VANSALEN

|